02/07/2007
Rejoignez l'observatoire des saisons

Les scientifiques sont au chevet d’une nature en pleine révolution. Ils ont confirmé le réchauffement climatique, ainsi que le lien avec l’activité humaine, et en estiment l’ampleur à venir ; cependant, ils ne peuvent prévoir le détail des bouleversements à venir, dont les signes ne se comptent plus: modification des cycles des oiseaux migrateurs, remontée vers le nord et en altitude des maladies des plantes, impact sur la fructification des arbres…
De leur côté, les agriculteurs, jardiniers, forestiers ont un besoin urgent d’outils leur permettant d’adapter leur pratique à bon escient. Les enjeux sont multiples : risque de perte de biodiversité, de production, de capacité d’accueil pour les forêts, fragilité accrue, prise plus forte aux accidents climatiques, etc.
Aujourd’hui se présente l’occasion de faire ce premier pas, qui pourrait être suivi par d’autres : près d’une trentaine de laboratoires publics français (CNRS, INRA, Museum national d’histoire naturelle, …) et d’associations de défense de l’environnement se sont rassemblés pour établir les liens entre les phénomènes phénologiques et le changement climatique. Avec une initiative novatrice : la création d’un réseau d’observateurs amateurs pour un certain nombre d’espèces, dont les données viendront compléter les recherches.
Cet « Observatoire des saisons » est ouvert aux écoles, à titre pédagogique, et à toute personne désireuse de mener des observations phénologiques. Il poursuit ainsi le double objectif de sensibiliser le public et de le faire participer au travail d’étude. Une collaboration, encore trop rare, entre chercheurs et public, pour un savoir-faire partagé à temps.
Un exemple, pris parmi tant d’autres : les effets de l’hiver 2007 trop doux sur les cerisiers et merisiers en région méditerranéenne. Dans les zones les plus chaudes, ces arbres ont fleuri en janvier, ce qui leur a ôté toute vigueur pour la bonne période de floraison, les affaiblissant très notablement. Dans les zones un tout petit peu plus fraîches (300m
d’altitude), les cerisiers ont fleuri au bon moment, mais la mouche de la cerise s’est réveillée plus tôt que d’habitude, inconsidérés, pris par méconnaissance (dans ce cas : abattre les arbres qui paraissent moribonds, plutôt que de leur laisser une chance pour l’an prochain). Autre exemple : la « ligne d’arrêt » établie contre le dendroctone a-t-elle une chance de tenir?
Vous, passionés de nature, en première ligne des dérèglements climatiques, habitués à suivre année après année vos cultures et à observer la nature pour hâter son œuvre, avez là une place de choix à prendre. Vous aussi, vous pouvez rejoindre la communauté des spécialistes en phénologie. avec une génération de trop avant la nouaison, et de ce fait toutes les cerises ont eu le ver. Noter précisément la limite entre ces phénomènes peut aider à les comprendre, sinon à les prévoir tout au moins à éviter les actes de gestion
Une adresse : www.obs-saisons.fr
De leur côté, les agriculteurs, jardiniers, forestiers ont un besoin urgent d’outils leur permettant d’adapter leur pratique à bon escient. Les enjeux sont multiples : risque de perte de biodiversité, de production, de capacité d’accueil pour les forêts, fragilité accrue, prise plus forte aux accidents climatiques, etc.
Aujourd’hui se présente l’occasion de faire ce premier pas, qui pourrait être suivi par d’autres : près d’une trentaine de laboratoires publics français (CNRS, INRA, Museum national d’histoire naturelle, …) et d’associations de défense de l’environnement se sont rassemblés pour établir les liens entre les phénomènes phénologiques et le changement climatique. Avec une initiative novatrice : la création d’un réseau d’observateurs amateurs pour un certain nombre d’espèces, dont les données viendront compléter les recherches.
Cet « Observatoire des saisons » est ouvert aux écoles, à titre pédagogique, et à toute personne désireuse de mener des observations phénologiques. Il poursuit ainsi le double objectif de sensibiliser le public et de le faire participer au travail d’étude. Une collaboration, encore trop rare, entre chercheurs et public, pour un savoir-faire partagé à temps.
Un exemple, pris parmi tant d’autres : les effets de l’hiver 2007 trop doux sur les cerisiers et merisiers en région méditerranéenne. Dans les zones les plus chaudes, ces arbres ont fleuri en janvier, ce qui leur a ôté toute vigueur pour la bonne période de floraison, les affaiblissant très notablement. Dans les zones un tout petit peu plus fraîches (300m
d’altitude), les cerisiers ont fleuri au bon moment, mais la mouche de la cerise s’est réveillée plus tôt que d’habitude, inconsidérés, pris par méconnaissance (dans ce cas : abattre les arbres qui paraissent moribonds, plutôt que de leur laisser une chance pour l’an prochain). Autre exemple : la « ligne d’arrêt » établie contre le dendroctone a-t-elle une chance de tenir?Vous, passionés de nature, en première ligne des dérèglements climatiques, habitués à suivre année après année vos cultures et à observer la nature pour hâter son œuvre, avez là une place de choix à prendre. Vous aussi, vous pouvez rejoindre la communauté des spécialistes en phénologie. avec une génération de trop avant la nouaison, et de ce fait toutes les cerises ont eu le ver. Noter précisément la limite entre ces phénomènes peut aider à les comprendre, sinon à les prévoir tout au moins à éviter les actes de gestion
Une adresse : www.obs-saisons.fr
17:25 Publié dans Au plus profond des bois | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


