27/05/2007

La fin des abeilles... ...la fin des haricots?

7acf2e28319a7ce954567b76249b5151.jpgEn février j'écrivais, sans émouvoir quiconque:

"Et si c'était le dernier printemps?"

Depuis, l'une de mes ruches est morte. D'une manière que je n'avais encore pas rencontrée: plus d'abeilles dans la ruche, pas d'abeilles mortes non plus, elles se sont juste fatiguées de revenir, ou bien elles se sont perdues, qui sait? La ruche n'a pas non plus été pillée par ses voisines, comme cela se produit parfois.

 

Il semblerait, d'après la revue "l'abeille de France", que ce serait le "décès énigmatique des abeilles" ou la "mortalité sans indice".

 

70% des ruches auraient ainsi disparu dans certains états des USA, phénomène de "Colony Collapse Disorder" signalé également en Espagne, par exemple.

 

Les abeilles sont des insectes sociaux ; elles n'abandonnent jamais leur ruche, elles n'ont donc probablement pas perdu le goût de retourner vers la reine, les larves ou les autres ouvrières. Soit les abeilles meurent pendant leur recherche de nectar ou de pollen, soit elles ne retrouvent pas leur chemin.

C'est un phénomène étrange, inquiétant et lugubre qui frappe les abeilles à l'heure actuelle. On ne sait pas s'il existe une raison, les chercheurs n'en ont pas trouvée, ou si c'est le résultat de l'accumulation des conséquences, affaiblissant chaque fois les abeilles, de nos jeux sataniques d'apprentis sorciers: pesticides, produits chimiques de toutes sortes dispersés partout et que l'on rencontre jusque dans la rosée du matin, OGM qui transforment aussi les animaux qui fréquentent les fleurs transgéniques. On parle même des dérèglements du climat, du stress causé par la plus forte productivité demandée aux abeilles par les apiculteurs signant de nombreux "contrats de pollinisation" (ce n'est pas mon cas!) ou de l'électrosmog, magma d'ondes provenant des téléphones portables et des relais: là oui, c'est vrai, la mort de ma ruche s'est produite juste après "l'arrosage" de mon rucher par un nouveau relais situé dans la zone jusqu'alors reculée de la Haute Bléone.

 

Alors, devons nous craindre ce qu'aurait, dit-on, prédit Einstein: "Si l'abeille venait à disparaitre de la surface de la terre, l'homme n'aurait que quatre années à vivre. Plus d'abeilles, plus de pollinisation, plus d'herbe, plus d'hommes"?